Au Mitan du Zénith et du Crépuscule, une lumière singulière montre.
L’anneau de vie atteint l’horizon de la coupe recueillante.
Un éclat, en descendance incessante, advient, la présence se fait.
Là émerge la conscience.
Mesure trop parfaite pour être autre qu’éphémère
L’âme qui sait recevoir s’émeut dans une douloureuse joie ;
La poésie s’appelle au penseur.
Ainsi, de même que le mort du Temps, calme et présence avant l’assoupissement.
Comme la descendance qui se fait gardienne et transmet,
Comme le était par le ne-plus-être contribue au sera,
Comme le Corps se donnant à la Terre et le Souffle au Vent,
Il est des pâtres.
Indigents l’on pourrait les croire.
Mais quel or gardent-ils du haut des cimes ?
Ils ont pour sûr connaissance des transhumances,
De la floraison, de l’épanouissement et de la flétrissure des fleurs.
Mars 2010